m i s u n d e r s t o o d ;

I’m not sentimental - I’m a romantic as you are. The idea, you know, is that the sentimental person thinks things will last - the romantic person has a desperate confidence that they won’t.

 Francis Scott Fitzgerald, This Side Of Paradise.

Être triste, c’est devenu ma personnalité, et non un sentiment.

And it hurts so much to want something you can’t have.

Johnny Depp.

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Chaque matin j’allais la voir se baigner ; je la contemplais de loin sous l’eau, j’enviais la vague molle et paisible qui battait sur ses flancs et couvrait d’écume cette poitrine haletante, je voyais le contour de ses membres sous les vêtements mouillés qui la couvraient, je voyais son cœur battre, sa poitrine se gonfler ; je contemplais machinalement son pied se poser sur le sable, et mon regard restait fixé sur la trace de ses pas, et j’aurais pleuré presque en voyant le flot les effacer lentement.

Et puis, quand elle revenait et qu’elle passait près de moi, que j’entendais l’eau tomber de ses habits et le frôlement de sa marche, mon cœur battait avec violence ; je baissais les yeux, le sang me montait à la tête. - J’étouffais. Je sentais ce corps de femme à moitié nu passer près de moi avec le parfum de la vague. Sourd et aveugle, j’aurais deviné sa présence, car il y avait en moi quelque chose d’intime et de doux qui se noyait en extase et en gracieuses pensées, quand elle passait ainsi.

Je crois voir encore la place où j’étais fixé sur le rivage ; je vois les vagues accourir de toutes parts, se briser, s’étendre ; je vois la plage festonnée d’écume ; j’entends le bruit des voix confuses des baigneurs parlant entre eux, j’entends le bruit de ses pas, j’entends son haleine quand elle passait près de moi.

J’étais immobile de stupeur comme si la Vénus fût descendue de son piédestal et s’était mise à marcher. C’est que, pour la première fois alors, je sentais mon cœur, je sentais quelque chose de mystique, d’étrange comme un sens nouveau. J’étais baigné de sentiments infinis, tendres ; j’étais bercé d’images vaporeuses, vagues ; j’étais plus grand et plus fier tout à la fois.

J’aimais.

Gustave Flaubert, Mémoires d’un fou.

Un jour j’ai rencontré une fille, à partir de ce jour là tout a changé. J’ai aimé pour la première fois de ma vie.

Pourtant rien ne prédestinait que mon existence allait changer aussi radicalement.

C’était un soir, j’ai pris mon courage à deux mains et je suis allé lui parler, à cette fille qui me plaisait tant.

Dès les premiers échanges une certaine complicité s’est créée et rapidement elle est devenue une personne très importante dans ma vie. Quand elle me parlait, j’étais aux anges.

« C’est elle ». 

Je n’ai jamais connu une fille aussi extraordinaire. Elle a beau se trouver bête, grosse, moche, que sais-je, pour moi, elle est idéale. Son sourire vaut tout l’or du monde. Quand elle me regarde mon cœur se met à battre tellement fort. Elle est si belle. Elle est parfaite, je le sais. Je parle certainement avec les yeux de l’amour.

C’est une de mes raisons de vivre. C’est elle, c’est comme une évidence. C’est la personne avec qui je veux être pour toujours. Je donnerai n’importe quoi pour elle, je plaquerai tout. Je l’aime tellement. Nos chemins étaient faits pour se croiser. Peu importe la distance. L’amour n’a pas de limite.

Quand mes amis me disent : « Oublies la. Tu en trouveras d’autres, de bien mieux. », je ne peux m’empêcher de pleurer au fond de moi, car ils ne comprennent pas à quel point je l’aime, que ce n’est pas juste une passade. J’ai l’impression d’être seul contre tous. A croire que personne n’est jamais tombé amoureux.

Le cœur a ses raisons que la raison ignore, mais la seule chose dont je suis sûr, c’est des sentiments que j’ai pour toi.

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